11 février 2010

Maman...

Maman, si il y a bien une chose dans le monde que je voulais, c'était d'un jour me faire appeler maman. Après 5 ans d'essaie et 4 fausse-couche, j'ai enfin eu le plus grand des bonheurs qu'il soit possible de vivre dans ce monde : Donner la vie. En 2004, je donnais naissance à Camille, ma belle grande sensible qui a eu 5 ans en décembre dernier. 2 ans et 1 fausse-couche plus tard, j'accomplissais le miracle de la vie une deuxième fois en mettant au monde un petit bébé miracle qui a frôlé la mort en naissant. Voilà comment est née ma Sophie, téméraire et débordante d'énergie, elle aura 3 ans en avril.

Voilà que 2 ans et trois fausse-couche plus tard, j'apprends cette semaine que je suis enceinte. Je suis vraiment heureuse de cette nouvelle. J'ai toujours voulu avoir une grande famille, j'ai toujours voulu avoir de la vie et de la joie autour de la table pendant les repas.

Peut importe ce que l'on fait de notre vie, pour presque tous les humains de cette terre, il y a une chose à laquelle on sera toujours lié d'une manière extraordinairement spéciale. Notre mère... Maman est dans 98% des cas, le premier mot que l'on prononce. Peut importe notre âge, on a toujours besoin de notre mère et même si elle n'est jamais parfaite, quoi que l'on fasse, il n'est est impossible de ne pas l'aimer.

Une mère c'est comme un enfant, c'est intouchable, c'est précieux et c'est synonyme d'amour et de réconfort. Voilà ce que je veux être dans la vie... Une mère à part entière. J'ai cherché le mode d'emploi et je ne l'ai pas trouvé, alors j'ai décidée d'être la mère que je suis.

Quelle mère je suis ? Une mère poule, qui aime ses enfants plus que tout au monde, je suis là pour les guider sur la route de la vie et leurs apprendre à faire leur propre choix. Je vais les materner, les coller et les bécoter plus qu'il en faut mes enfants. Je ne veux qu'ils manquent de rien, je veux que mes enfants aient de bonnes valeurs et qu'elles sachent la vraie définition du mot respect. J'essaie de les stimuler et de leur donner une bonne éducation. Jusqu'à présent je suis fière de mes filles donc fière de moi.

Dans les prochaines semaines, je vais avoir mal au coeur, mal aux seins, mal à tête, je vais mal dormir, faire des cauchemars, je vais devoir me lever la nuit pour aller faire pipi, sans compter la fatigue. Ensuite viendra les maux de dos, l'impatience et encore la fatigue, le manque d'appétit et l'insomnie. Mais après tout ça viendra, les échographies où je rencontrerai mon petit miracle via les ultrasons, le moment où je sentirai mon bébé bouger, mon ventre qui deviendra immense et qui me fera me sentir immensément belle et le grand jour viendra où je ferai enfin la rencontre de ce petit être extraordinaire qui aura besoin de tout l'amour que je serai capable de lui donner. Et pour ça, tout le reste en vaut la peine. Pour ça, pour ce bébé, il me fait plaisir d'avoir mal au coeur, d'avoir un caractère de cochon et d'avoir tous les symptômes qui viennent avec la grossesse. Pour ça, je suis prête à endurer bien des misères car un bébé c'est le plus beau des miracles et depuis deux ans que j'attends ce moment alors je vais en vivre chaque semaine pleinement car rien au monde ne me fait plus plaisir que d'être enceinte.

C'est mon cadeau de St-Valentin, un test de grossesse avec un beau +
Dans neuf moi je serai maman et neuf mois après ça, j'entendrai probablement mon petit miracle prononcer ce mot qui me met les larmes aux yeux tellement il a une valeur inestimable... Le mot "Maman"...

19 janvier 2010

Passion...

Bonjour à tous, premièrement bonne année 2010. Je vous souhaite sincèrement que cette année soit magique... J'ai le feeling que c'est ce qu'elle sera pour moi. Je ne sais pas ce qui m'attends mais j'aspire à de la magie pour 2010. On verra si elle va opérer...

Tous ceux qui me connaissent, sont au courrant de l'histoire d'amour que j'entretiens avec mon clavier d'ordinateur et l'écriture... Je ne suis pas très bonne pour parler de mes émotions mais quand il s'agit de les écrire, devant mon clavier d'ordinateur où encore avec un bon vieux crayon, tout semble d'une facilité accrue...

L'écriture et la musique dont pour moi l'équivalent de l'eau et l'air... Sans eux, on meurt... Il est clair que c'est en dehors de mes enfants et des gens que j'aime qui me sont encore plus vitaux. Mais ici on parle de passion et non d'autre chose... Mes doigts reconnaissent mon clavier d'instinct, dès qu'ils s'en approchent, ils ne peuvent faire autrement de se mettre à parcourir cette avalanche de lettre qui me permet de construire les phrases que je veux vous partager...

2009 n'a pas été une bonne année sur bien des plans... Surtout au niveau de la prospérité et de la santé... Mais elle m'a apporté une nouvelle passion, presque aussi grande que l'écriture. Quoi que l'écriture est plus une dépendance, une obsession qu'une passion. Mais bon, ma nouvelle passion est le scrapbooking.

Je n'ai jamais été manuelle, mais là, il s'agit de passer des heures et des heures à bricoler avec les photos de mes filles... Car il faut qu'elles soient au premier plan pour que j'aime ça... J'aime tellement ça que j'en ferais tout le temps, à chaque soir en fait. Quand je scrapbook, j'ai l'impression d'être avec mes filles. Je leur fait des livres souvenirs pour le jour où elles seront mères à leur tour et qu'elles puissent se comparer bébé avec leur bébé à elle.

C'est leurs vies qui sont mise sur papier alors je ne dois pas me planter, je veux vraiment représenter avec mes pages, ce qu'elles représentent pour moi, tout l'or du monde... Pendant ce temps, je ne pense à rien, en fait c'est de la scrapbook-o-thérapie. Je me sens mieux et plus légère après avoir accomplie l'art du scrapbooking. Presque autant qu'après avoir écrit un chapitre de mon roman ou ici sur mon blogue.

Je vais vous montrer quelques photos éventuellement, j'ai aussi fait trois calendriers, des calendriers de l'avant et un cadre pour ma mère et un pour ma belle-mère pour Noël. Pour les cadres, je vais m'en faire pour moi aussi car c'est vraiment beau sur un mur, c'est très différent d'un cadre photo ordinaire...

C'est de ce que je voulais vous parlez aujourd'hui, pour mon premier article de l'année. J'aimerais écrire plus souvent sur mon blogue, mais les idées de sujets me manque donc si vous avez des idées, il faut me les partager...

Encore une fois, je vous souhaite une année remplie de couleurs, de beaux souvenirs et de moments magiques, comme sur mes pages de scrapbook quoi...

19 décembre 2009

Le fabuleux destin de Sophie Desjardins

Quelle histoire, pauvre petite Sophie, depuis sa naissance que la vie lui met des bâtons dans les roues. Et digne d'elle même, depuis sa première seconde de vie, elle se bat, elle fonce et croque dans la vie a pleine dents et ce avec le sourire.


Avant de commencer je dois vous dire que ma grande Camille qui aura 5 ans dans une semaine. Est née au bout de 5 années d'essais et 4 fausse-couche. Mon ancien gynéco, voulait m'enlever l'utérus car j'étais trop malade à cause que j'avais des problèmes avec. Mais JE VOULAIS un BÉBÉ à MOI. Donc Camille était un miracle pour nous, d'autant plus qu'on avait arrêté tous les médicaments pour tomber enceint et ne pas faire de fausse-couche. J'ai eu une belle grossesse, mais j'ai passé à un cheveu de mourir en lui donnant la vie. Sophie quant à elle, c'était une surprise, nous n'étions pas en essaie. Ma grossesse a été un long 9 mois de baby blues et mon accouchement un rêve. Jusqu'à ce que l'on sache que quelques minutes de plus et j'aurais donné la vie à un bébé mort-né...


Pour ceux qui ne connaissent pas son histoire, je vais vous la résumer et pour ceux qui la connaissent, bien un peu plus bas, je donne des nouvelles fraîches de sa santé suite à son hospitalisation de cette semaine...


Sophie est née en césarienne d'urgence à 37 semaines, car mon placenta était rendu au bout de son chemin. Il était temps pour elle de d'immerger dans ce monde de câlins et de bisous que lui réservait sa maman et son papa. Mais, elle n'a pas été capable de respirer d'elle même, elle n'était pas capable de téter et ses ongles n'étaient pas encore poussés. Ça c'était ce qui était apparent pour le moment. On a vite découvert qu'elle avait un souffle au coeur et une hernie au nombril. Mais rien d'inquiétant, tout ça se corrigerait tout seul.


Ensuite il y a eu la jaunisse qui a durée plus d'un mois. Elle est née à 8lbs 4oz et quand nous sommes sorties de l'hôpital 48 heures après ma césarienne, elle pesait 6lbs 8oz. C'était une grande maigre... Ensuite elle a pris plus de 2 mois à récupérer son poids de naissance en plus du muguet et qu'elle ne buvait toujours pas bien. Vers 1 mois, les crises de pleurs on commencé en plus qu'elle régurgitait sans arrêt. 1 ou 2 semaines plus tard, elle s'est mise à vomir en jet et un beau jour, elle a vomit du sang. Résultat... Intolérance aux protéines bovines, au soja et aux oeufs. Elle a donc eu un lait bizarre à boire et tout à commencer à se replacer. Mais quand elle a commencé à manger tout a été à recommencer. Son alimentation a été bien compliquée jusqu'à ses 2 ans environ.


Jusqu'à 1 ans son canal lacrymal a été bloqué, quand on a eu rendez-vous en ophtalmo pour la faire opérer, ils se sont rendus compte qu'elle avait besoin de lunettes. Donc en plus de tout le reste elle devait endurer de minis lunettes sur le bout de son mini nez. Depuis sa naissance sa santé n'est qu'une suite d'embûche et d'épreuve à surmonter. Aujourd'hui du haut de ses 2 ans et demi. Elle doit prendre des médicaments pour son estomac tous les matins, des pompes pour l'asthme quand elle a une rhume ou qu'elle fait un trop gros effort, sans oublier de porter ses lunettes.


MAIS dans tout, elle a été une championne. On dit qu'il y a toujours 2 côtés à une médaille et c'est vrai. Là c'était le côté noir... Il y a aussi un beau côté avec tout pleins de belles couleurs...


En venant au monde, elle se tournait sur le côté.
À 4 mois, elle roulait sur elle même et avant ses 5 mois, elle tenait assis.
À 6 mois, elle marchait à 4 pattes et à 7 mois elle aurait été capable de marcher si elle n'avais pas eu les pieds croches.
À 4 mois, elle débarquait d'elle même de sa balançoire Ocean Wonder et de son siège d'auto de bébé. Donc à ne pas laisser sur le comptoir de cuisine, croyez-moi.
À 13 mois elle a commencé à marcher et à 14 mois à courir. À 12 mois elle était capable de grimper sur mon comptoir de cuisine en se faisant une échelle avec une chaise et mon rangoir à patates.
Sophie a toujours un sourire au visage, ne chiale presque jamais et ne se plaint jamais. Elle rit tout le temps et n'a peur de rien. On la chicane rarement car elle écoute presque toujours les consignes. Elle fait ses nuits depuis ses 3 semaines et se lève en général vers 8h le matin. Tous les amis de la garderie sont en amour avec elle et veulent jouer avec elle. Elle et sa soeur sont très complices, elles s'aiment beaucoup et ne se chicane presque jamais... Je suis vraiment chanceuse ! Personne ne sait résister à sa face de pète...


Vous voyez quel genre d'enfant elle est ?


Comme si tout ça n'était pas assez... Le 24 novembre, après sa grande soeur et sa maman elle a eu la H1N1. J'étais un peu découragé car ça faisait depuis 2 semaines qu'elle traînait un rhume et elle toussait un peu. Donc un gros 8 jours de fièvre pour ma peanut, j'avais le coeur serré. Pendant ce temps, sa grande soeur Camille, était aux prises avec une infection urinaire. Donc beaucoup de stress pour maman et papa.
Donc après 8 jours de H1N1, notre Sophie telle qu'on la connaît est de retour, elle a même été s'assoire à côté du père-noël le temps d'une photo !
Mais le lendemain, mon bébé était redevenu amorphe et n'était plus fonctionnel du tout. On a cru à un retour en force de sa H1N1 alors on a attendu quelques jours, voir si elle irait mieux. Mais après 72h de fièvre en haut de 40 degré et ce même avec du tylénol au 4 heures, j'ai compris qu'il y avait anguille sous roche. Mais voilà qu'une tempête, venait remettre mon projet d'aller à Sainte-Justine à plus tard...


Bref, vendredi le 11 déc., après 7 jours de fièvre en haut de 40 degré, nous voilà enfin dans la salle d'attente de Sainte-Justine. Il n'a pas fallu longtemps pour nous faire dire qu'elle avait un infection urinaire, elle aussi... Mais ils décident de la garder sous observation car elle est complètement déshydratée et sont état général fait vraiment peur. Au bout de quelques heures et d'une dose d'antibiotique, ils ont décidé de la garder pour la nuit.


Alors voilà que mon coeur tachycardien de maman était à nous serré dans un étau. Mon bébé, hospitalisé, quand allais-je voir le bout avec Sophie et sa santé de merde ??? Je me sentais impuissante, inutile, j'aurais tellement voulu pouvoir faire n'importe quoi, aussi infime soit-il, au moins un petit geste pour la soulager. Mais la seule chose que je pouvais lui offrir était mon amour, alors croyez-moi qu'elle en a eu. À part, d'aller aux toilettes, je ne l'ai pas quitté des yeux. Je voulais qu'elle puisse compter sur moi en tout temps. Même quand c'était dur et que j'avais envie de m'effondrer et de me brailler le coeur, je suis resté forte pour elle.


Donc toute la nuit, ils lui ont donné du soluté pour l'hydrater et ils lui ont essayé toute sorte d'antibiotiques. Le lendemain midi, on avait congé mais elle gardait sa perfusion afin de revenir le lendemain pour une autre dose d'antibiotique intraveineux. Quand ils l'ont piqué, j'ai eu peur que Sophie se demande pourquoi, je lui faisais subir tout ça, elle est bien trop petite que je la fais souffrir par amour pour elle, pour qu'elle guérisse et redevienne la petite tornade sur 2 pattes qu'elle a l'habitude d'être.


Donc on retourne à la maison mais elle ne feel vraiment pas mieux. Elle passe la soirée couchée sur le divan et elle continue de faire de la fièvre. Ses pipis sont bruns et ça pu autant qu'une moufette qui vient de se vider la vessie... Le lendemain, on retourne à Sainte-Justine pour une dose d'antibiotique. Pauvre cocotte, dès qu'elle voit une infirmière, elle hurle au meurtre. Elle a peur et elle cris, pas mécament dans mes fesses, pas mécament dans mes fesses. Je veux la rassurer mais elle n'a pas le choix d'avoir des suppositoires en plus de la prise de température rectale. Mais pauvre ti poulet, elle veut rien dans ses fesses, que je la comprends...


On retourne encore à la maison, elle ne va toujours pas mieux et la fièvre ne baisse pas. Chose qui n'est pas normal vu que ça fait 48 heures qu'elle est sur antibiotique. Le lundi on devait encore retourner à Sainte-Justine pour une autre dose, ainsi que pour un écho rénal. Vu qu'elle faisait encore de la fièvre, le médecin était inquiet. Elle a peur, elle est fatiguée et elle est tannée, elle veut retrouver le calme et la sécurité dans sa vie. Elle n'était pas au bout de ses peines. Les résultats de l'écho ne sont pas bons, elle a le rein droit très affecté, il est inflammé et infecté. En plus qu'elle continue à faire de la fièvre, ils décident de l'hospitaliser de nouveau et ce jusqu'à ce qu'elle ait un beau 48h sans fièvre... Donc en ce lundi 14 décembre, on appel papa pour qu'il nous apporte des bagages et on se prépare à récupérer notre chambre au 6ème étage...


Lundi soir, elle a encore fait de la fièvre, le mardi elle a vu les médecins des maladies infectieuses et un pédiatre, elle avait 2 équipes qui travaillaient pour elle, afin de lui trouver un maudit antibio qui fonctionne... Mardi pas de fièvre, mercredi un autre écho qui démontre que rien n'a vraiment changé mais la fièvre est tombée et elle recommence à manger. Que du liquide, compote, jell-o. Mais au moins elle mange... Par contre, elle a toujours aussi peur des infirmières et médecin, dès qu'elle les vois, elle crie encore pas mécament dans mes fesses, la même choses à chaque fois que je la change de couche. Mercredi, ils lui changent encore d'antibiotique, mais cette fois, il semble mieux fonctionner, Sophie reprend des couleurs, elle recommence à sourire et à vouloir jouer. Enfin, je commence à croire que je ne passerai pas Noël à Sainte-Justine. Jeudi ils m'annoncent qu'elle pourra sortir de l'hôpital, avec un nouvel antibiotique aux bananes à donner par la bouche. Youpie ! Youpie !


Donc depuis jeudi soir, elle prend du mieux, elle prend bien ses médicaments, elle joue, parle et rit mais en petite quantité. Elle se fatigue vite et son caractère n'est pas super, super. À l'hôpital, elle faisait des cauchemars la nuit, elle criait, pas mécament dans mes fesses. Et encore aujourd'hui, quand je veux la changer de couche, elle me redit la même chose. Dire qu'elle était propre avant tout ça...


En espérant que tout ira bien maintenant. Elle aura un autre écho le 30 déc., on saura alors les répercutions de tout ça sur son rein. En espérant qu'elle n'ait pas des lésions permanentes...


Je tiens à dire un gros merci au personnel de Sainte-Justine, ils sont vraiment super, ils ont la patience des anges et la passion de leur métier. Jamais je ne leur dirai assez merci, surtout à Jocelyne une super infirmière que nous avons eu la chance de connaître lors de notre passage la-bàs. Je lui ai écrit une lettre pour la remercier d'avoir su mettre ma fille en confiance. J'ai aussi accroché un poster de Dora dans notre chambre avec une note d'encouragement pour les prochains occupant. De plus j'ai composé une chanson pour ma Sophie pendant que j'étais à ses côtés pour la supporter dans cette épreuve. Je vous la copierai un autre jour.


Alors voilà les péripéties du fabuleux destin de Ma Sophie Desjardins !
Merci à tous ceux qui nous ont aidé et supporté dans cette épreuve !!!


Nadia
xxx